Une suite intéressante malgré un manque de rythme.

J’étais plus qu’emballée le jour où ce magnifique livre a atterri dans ma boîte aux lettres. Il faut dire que je l’attendais de pied ferme. Mais, si on réfléchit bien, d’un autre côté, j’angoissais un petit peu. Le premier tome a frôlé le coup de cœur (je vous en parle plus en détails juste ici) et je lui ai attribué la note de 4.75/5 alors, forcément, j’ai eu peur que celui-ci me déçoive et ne soit pas à la hauteur de mes espérances. J’avais énormément d’attentes. Everless a été pour moi une excellente découverte — non, une pépite — et l’univers imaginé par Sara Holland m’a littéralement envoûtée. Comment, dans ce cas-là, ne pas avoir de doutes ? Comment ne pas être inquiet à l’idée d’avoir une suite moins palpitante ? Sans plus de suspense, je vous donne mon avis.

Nous retrouvons Julie Ember, alors que sa vie vient de radicalement changer. Elle a appris des choses sur son passé et a découvert qui elle était vraiment : l’alchimiste, un personnage soi-disant légendaire dont certains croient à l’existence passée pendant que d’autres, non. Sa véritable identité révélée, elle doit à présent affronter son ennemi de toujours, l’envoûteur, un être froid et maléfique qui lui voue une haine sans limites et qui a profité d’une tragédie pour la faire enfermer dans les cachots du château. Heureusement, la jeune femme va trouver un soutien inattendu auprès de Liam Gerling, qui l’a toujours effrayée quand elle était enfant mais qui croit en elle et va l’aider à s’échapper. Débute alors pour Julie une incroyable quête au cours de laquelle elle va chercher des réponses sur elle-même, sur son passé, sur celui de son rival. Et, surtout, elle va essayer de mettre la main sur une arme suffisamment puissante pour le vaincre afin de sauver le royaume.

Écrire ce qui va suivre me frustre terriblement, mais ce deuxième tome n’a pas réussi à me charmer autant que le premier. Je ne peux pas dire que j’ai commencé ma lecture au mauvais moment et que je n’étais pas dans le bon mood, puisque je voulais vraiment plonger dedans. J’étais impatiente comme pas permis. Seulement, comme dit précédemment, j’avais beaucoup d’attentes. Trop, peut-être. Toujours est-il qu’arrivée à la moitié du roman, je m’ennuyais. J’ai eu du mal à être à fond dans l’intrigue et j’ai trouvé le rythme atrocement lent. L’écriture me paraissait changée. Je n’ai pas vraiment reconnu la patte de Sara Holland, ni même celle de Éric Moreau, le traducteur de la duologie, et ça m’a pas mal perturbée. Il y avait d’interminables longueurs, des descriptions à rallonge, des passages où il ne se passait pas grand-chose et, à la différence de Everless, qui allait droit au but, j’ai eu l’impression de tourner en rond. J’étais détachée et les problèmes de l’héroïne ne me faisaient ni chaud ni froid. Mais ce n’est pas la seule chose à m’avoir dérangée. À mon sens, les nombreux flashbacks — malgré leur importance — cassaient tout. Ce n’était pas toujours bien amené et, des fois, ça m’embêtait. Quel crève-cœur ! J’en suis rapidement venue à me poser une question existentielle : ai-je entre les mains le livre qui sera mon deuxième flop de l’année 2020 ?

Tenez-vous bien, parce qu’il n’en est rien. En effet, la seconde partie de l’ouvrage a drastiquement remonté le niveau. L’autrice a enclenché la seconde et nous voilà repartis. D’un coup, la quête prend tout son sens et on avance vraiment (j’insiste sur le « vraiment »). Julie se pose toujours mille et une questions, nous aussi, mais on fait enfin un pas en avant. À partir de là, c’était tout simplement addictif. Les pages défilaient à une vitesse folle et je n’avais qu’une hâte : enchaîner les chapitres le plus vite possible pour connaître la fin.

Parlons maintenant des personnages. Julie, pour commencer, ne m’a pas fait la même impression que dans l’ouvrage précédent. Ici, elle passe son temps à se plaindre, à râler, à dire que son ennemi est le mal incarné. Elle aime des gens mais ne veut pas les perdre, du coup, elle les envoie bouler. Soit elle ressasse, soit elle agit bêtement et sur des coups de tête. On sait qu’elle veut protéger tout le monde et qu’elle préfère être détestée pour ce qu’elle n’a pas fait, si ça peut les préserver. Néanmoins, on aurait dit qu’elle ne savait pas ce qu’elle voulait. J’ai eu l’impression d’avoir une autre héroïne sous les yeux. Liam, en ce qui le concerne, m’a tellement plu, c’est fou. J’avais hâte de le retrouver dans cette suite et j’ai été plus que contente quand il a refait son apparition. Il est gentil, attentionné, intelligent, protecteur, dévoué, doux, loyal, courageux, et bon sang, je veux le même à la maison. Caro, quant à elle, m’a fascinée. Elle use de moyens radicaux pour récupérer ce qu’on lui a volé et cette folie était crédible du début à la fin. Ina, pour finir, m’a touchée. Sa tristesse finit par évoluer en colère et ce vide dans son cœur va l’amener à se faire manipuler. Mais sa fureur va la pousser à prendre les devants.

Un voyage, du danger, une poursuite, des enjeux, des drames, des souvenirs, des révélations, des menaces, des risques, des émotions, de l’amour et de l’amitié : voilà de quoi se compose Evermore, pour le meilleur comme pour le pire. Merci aux éditions Page Turners pour l’envoi de ce livre et pour la confiance qui m’a été accordée. ♥

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