Rois de cendres : une lecture sombre et dérangeante

Ce livre nous raconte l’histoire de Jack Rossi et August Bateman, deux adolescents âgés de dix-sept ans à peine. Amis depuis leur plus tendre enfance et indubitablement inséparables, ils préfèrent ne pas trop traîner ensemble au lycée. L’un est sportif, populaire, tandis que l’autre est plus effacé et vend de la drogue. Ils sont à des niveaux différents, ce qui fait qu’ils ne peuvent pas vraiment « se mélanger ». Chacun son groupe. Malgré tout, ils ont une relation vraiment puissante et forment un duo que rien ne peut éloigner. Rien, pas même les puissantes hallucinations que va se mettre à avoir Jack. Persuadé qu’il peut s’occuper lui-même de son meilleur ami, August va décider de ne pas avertir les adultes et de gérer seul la situation. Mais rapidement, il sera dépassé par les événements. Prêt à tout pour aider son ami, il va faire le choix de sombrer dans la folie.. avec lui.

Leur amitié, qui paraissait normale de prime abord, va évoluer au fil des pages pour finalement donner au lecteur une impression plus dérangeante, voire malsaine. Ils souffrent l’un comme l’autre, ont des parents absents, doivent se débrouiller seuls.. Ils se soutiennent donc mutuellement, et cherchent à combler les manques qu’ils ressentent en prenant appuis sur celui qu’ils ont en face d’eux. Ils ont un lien purement toxique. L’intrigue, également, ne laissera pas indifférent. Le roman est inhabituel, peu commun, et particulièrement étrange. Divers sujets pas faciles à aborder sont mis en avant, comme la drogue, la co-dépendance, l’extrême possessivité, la folie. K. Ancrum nous livre là une œuvre puissante qui n’est pas à mettre entre toutes les mains.

Le roman se découpe en chapitres très courts : parfois une page, parfois plus, parfois moins. C’est assez rapide à feuilleter et on arrive vite à la fin. Malheureusement, j’ai eu beaucoup de mal à rentrer dedans. J’ai trouvé que les trois premiers quarts du récit étaient horriblement longs, et à cause de ça, je n’ai pas pu profiter pleinement de ma lecture. La dernière partie remonte le niveau, ça bouge plus, les situations s’enchaînent, mais clairement, ça n’a pas suffit. En dehors de cela, je voulais parler de l’objet livre en lui-même. Ne le trouvez-vous pas superbe ? Le côté visuel est grandement mis en avant et il est parsemé d’illustrations. Mieux encore : plus l’état de Jack s’aggrave, plus les pages s’assombrissent.

Moralité, cet ouvrage prenant saura vous déstabiliser, d’une manière ou d’une autre. Merci à Page Turners pour l’envoi de ce livre, et pour leur confiance. ♥

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