Une comédie addictive centrée sur la dynamique familiale (pas que) !

Cela fait maintenant des années que j’entends des critiques positives sur le travail de Morgan Matson, autrice que l’on ne présente plus. Quand l’occasion de découvrir sa toute dernière œuvre s’est présentée à moi, je n’ai pas hésité bien longtemps avant de sauter le pas : quelques petites secondes ont suffi. Le temps de feuilleter le résumé et hop, j’étais embarquée. Pourtant, je n’ai pas pour habitude de me procurer des romans de ce genre mais cette année, j’ai envie de sortir de ma zone de confort. Il me faut du changement. De plus nous sommes en été, soit, la meilleure période pour tester de nouvelles choses, dont du feel-good ! Alors, pourquoi pas ? Dans save the date nous faisons la connaissance des Grant, un couple et leurs cinq enfants. Linnea, vingt-huit ans, se marie, et pour fêter l’évènement comme il se doit, tout le monde se réunit dans la maison familiale. Charlotte, la petite benjamine, est aux anges : ses proches sont ce qu’elle a de plus précieux au monde et elle en est sûre, ce week-end sera parfait. Malheureusement, les galères vont vite commencer. Entre le garçon qu’elle a toujours aimé et qui sera présent, son frère qui a pris ses distances et qui revient pour faire acte de présence, la petite amie surprise qui débarque et que personne ne connaît, les invités qui se crêpent le chignon, le voisin envahissant qui se mêle de tout, l’organisatrice du mariage qui a mis les voiles, et les divers soucis liés aux préparatifs.. Ces quelques jours ne seront pas de tout repos !

J’ai plongé dans ce roman tête la première et sans attentes particulières. Quelle surprise quand j’ai réalisé que l’histoire — focalisée sur la dynamique familiale — se déroulait sur trois jours uniquement ! Un schéma assez original, je l’avoue, qui a plutôt bien marché avec moi. C’était doux, réconfortant, mignon comme tout, léger et addictif. À chaque fois que je me disais « encore un chapitre et j’enchaîne avec autre chose », je finissais par en lire plusieurs. Impossible de m’arrêter en si bon chemin. Quoi qu’il en soit, j’ai été surprise, et en bien, par mon tout premier Morgan Matson. Je comprends mieux pourquoi l’autrice a autant de succès : ses œuvres sont enivrantes et elles ont ce qu’il faut pour plaire au plus grand nombre.

Charlotte — autrement appelée « Charlie » — est le protagoniste féminin principal. C’est elle que l’on suit du début à la fin et c’est à travers ses yeux que l’on découvre ce qu’il se passe. Alors qu’elle souhaitait de tout son cœur que ces quelques jours soient absolument parfaits, les catastrophes s’enchaînent et rien ne va. Pour essayer d’arranger la situation, elle fera équipe avec un nouveau venu, rien que ça ! Concrètement, il y a des moments où je l’ai beaucoup appréciée. Il s’agit du bébé de la famille, de la benjamine, et on peut aisément percevoir et comprendre sa peur du changement. Elle admire et aime ses aînés, ses parents, pourtant, elle n’arrive pas à se faire à l’idée que leurs chemins vont se séparer. Chacun mène sa propre vie de son côté et elle aussi vient d’atteindre l’âge pour aller en faculté. De plus, la maison familiale a été vendue. Alors, forcément, après ce week-end où ils seront tous réunis, rien ne sera jamais plus comme avant. C’est logique et tout le monde a bien assimilé la nouvelle, mais en ce qui concerne Charlie, c’est une autre paire de manches. Son refus d’accepter la situation l’a amenée à adopter un comportement immature pour son âge (dix-sept) et je n’ai pas toujours aimé sa façon de dire ou de faire les choses (encore moins sa manie d’en vouloir à Michael, que je soutiens totalement). Je regrette qu’elle se soit acharnée sur lui, qui n’a jamais rien demandé à personne et qui est totalement dans son droit. Sinon, j’ai apprécié la plupart des personnages — mention spéciale pour Bill Barnes (adorable, compétent, talentueux et attendrissant), les frères de l’héroïne (délirants, drôles et fantastiques), sa sœur (je me sentais mal pour elle et en même temps, elle était forte : à sa place j’aurais fait une syncope dès le début des galères) ainsi que leur père (attachant et hilarant avec son fameux jardin) et Brooke (elle méritait tellement mieux, ça m’a brisé le cœur) — et je prendrai plaisir à les retrouver au cours d’une prochaine relecture. Ce qui n’est pas le cas de la mère, que j’ai détestée (respect de la vie privée de ses enfants : zéro). Jesse Foster et Siobhan Ann Hogan-Russo, quant à eux, n’apportent rien à l’intrigue.

Je ne pense pas que les membres de la famille Grant aient quelque chose de spécial quand ils sont séparés, pourtant, si on les met tous ensemble, ils forment une unité. La relation qu’ils entretiennent (surtout les enfants) est unique et ça m’a fortement touchée. C’est le gros point positif du roman : la famille — que Charlie idéalise — a beau être désopilante, elle reste imparfaite et aimante. Aussi, j’ai aimé les sujets abordés : le dévouement envers ses proches, les liens entre frères et sœurs, comprendre ce que l’on veut faire de notre vie, s’éloigner du cocon dans lequel on a toujours vécu, accepter le changement. Aimer et grandir, tout simplement.

Ah, et j’ai deux-trois reproches à faire. Premièrement, et je vais me répéter puisque je l’ai cité précédemment, Charlie m’a posé problème. Deuxièmement, je regrette qu’il y ait eu autant de complications dans la préparation du mariage. Peut-être que quelques soucis de moins auraient rendu l’histoire plus crédible ? Au bout d’un moment, j’en suis venue à me dire que telle ou telle chose allait mal se passer et à chaque fois : bingo. Dommage pour le côté prévisible. Troisièmement, pourquoi a-t-il fallu que l’autrice développe tout ? Chaque situation avait droit à ses explications et ses détails. Je pense que plus de 400 pages pour une histoire comme ça, c’est trop.

Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais personnellement, ce bouquin m’a laissé une drôle de sensation. J’ai eu l’impression de « lire un film ». C’était totalement fou, j’ai adoré. Merci aux éditions Page Turners pour l’envoi de ce livre et pour la confiance qui m’a été accordée. ♥

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