Un livre parfait pour ceux qui aiment la science-fiction pure et dure !

J’ai toujours eu un peu de mal avec les livres de science-fiction. Ce n’est pas quelque chose que j’affectionne particulièrement et je ne pense pas avoir beaucoup de représentants de ce genre dans mes bibliothèques (je ne suis pas sûre d’en avoir tout court, d’ailleurs, mais ça reste encore à voir). Pourtant, quand j’ai appris que Christopher Paolini — auteur de l’Héritage, une saga incontournable dans l’univers de la fantasy — avait écrit une nouvelle histoire et qu’elle allait être publiée en France, je n’ai pas hésité plus de trois secondes. J’ai lu le résumé, évidemment, et le coup de foudre a été immédiat : je voulais en savoir plus ! Plusieurs semaines ont passé et mon souhait a pu être exaucé ♥. Aujourd’hui, je vais donc vous donner mon point de vue (qu’est-ce que j’en ai pensé, qu’est-ce que j’ai aimé, à quel moment j’ai moins accroché..) sur ce bouquin.

Au début de l’histoire nous faisons la connaissance de Kira Navárez, une exobiologiste en mission sur Adrastée, une planète inhabitée qui se situe dans le système Sigma Draconis. Là-bas, son travail et ses recherches la conduiront jusqu’à de mystérieux artéfacts et elle découvrira un organisme vivant d’origine extraterrestre. Mue par la curiosité et son instinct de scientifique, elle va s’en approcher. Malheureusement, cette erreur de débutant va lui coûter cher : l’entité va réagir instantanément, entrer en contact avec elle, la contaminer et envelopper son corps jusqu’à ce qu’ils ne fassent plus qu’un. Dès lors, la vie de la jeune femme va changer pour toujours et prendre une direction terrifiante. Les conséquences de cette trouvaille seront épouvantables, aussi bien pour elle, que pour son entourage ou le reste de l’univers. Elle devra alors se battre contre les autres et, surtout, contre elle-même.

J’ai beaucoup aimé l’héroïne, Kira Navárez, pour une unique raison : elle est loin d’être parfaite et est simplement humaine (bon d’accord, ça fait deux, mais ils vont ensemble et sont complémentaires alors c’est pareil). On vit et ressent toutes ses émotions avec elle. Joie, peur, chagrin, incertitude, angoisse, espoir, colère. Je l’ai trouvée courageuse à de nombreuses reprises, têtue voire obstinée à certains moments, audacieuse à d’autres. Mais, dans l’ensemble, c’est une jeune femme forte, intelligente et sincère. Elle est tout simplement incroyable. Je n’ai qu’un seul regret : le drame qui se produit à un moment bien précis de l’histoire n’a pas l’air de la traumatiser plus que ça. Ses acolytes ne sont pas en reste (clin d’œil à Falconi, Trig, Vishal et Gregorovich, pour ne citer qu’eux) et ils m’ont tous plu, à leur manière. En dehors des personnages, j’ai apprécié plusieurs choses : le concept, la construction du monde, sa richesse, sa quantité de détails, l’écriture / la traduction de Éric Moreau, Benjamin Kuntzer et Jean-Baptiste Bernet, le travail et les recherches fournies par Christopher Paolini, les idées fascinantes et futuristes (voire complètement imaginaires, chacun son point de vue) qui ont été utilisées ici de manière créative.. Enfin, on ressent l’immensité de l’espace et les dangers qu’il recèle grâce aux descriptions.

Idéalis est un livre que je sépare en trois gros points. Premièrement, il est long. Incroyablement long. Croyez-moi, on les sent bien passer, les chapitres ! Pourtant, je ne pense pas que certaines parties de l’ouvrage mériteraient d’être réduites (voire supprimées). À mon humble sens, chacune des 848 pages vaut le détour et apporte quelque chose à l’histoire. En fait, je suis persuadée qu’ajouter des lignes aurait même été plus judicieux. Après tout, je ne suis pas contre un développement plus poussé des personnages.. Deuxièmement, il est complexe et comporte son lot de termes plus ou moins techniques. Fort heureusement, les personnes nulles en matières scientifiques comme moi pourront quand même comprendre les notions abordées puisque l’auteur a pensé à nous laisser un énorme lexique (et accessoirement, une chronologie) en fin d’ouvrage (merci merci merci). Troisièmement, il est riche. Riche en action, en individus, en entités inconnues, en explorations spatiales, en vaisseaux, en rebondissements, en révélations, en batailles, en combats, en poursuites, en suspense, en nouvelles technologies, en civilisations disparues, en voyages entre les étoiles, en humanité, en émotions, en camaraderie et en compassion.

Conclusion, chers amatrices et amateurs de science-fiction pure et dure, ce livre n’a pas de dragons de l’espace (vous saisissez la référence ?) mais, j’en suis sûre, il est fait pour vous. Merci aux éditions Page Turners pour l’envoi de ce livre et pour la confiance qui m’a été accordée. ♥

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