Un ascenseur, soixante secondes et des Lois

Teasé depuis le salon du livre de Montreuil sur ce roman, les éditrices nous avaient fait saliver devant cette parution ! Un roman écrit en vers qui se déroule sur soixante secondes ? Je signe tout de suite.

Malheureusement pour moi, je n’ai pas accroché avec l’écriture. Je ne sais pas si c’est l’écriture de base ou la traduction. Pourtant j’adore les romans en vers ! Je salue tout de même la traduction d’Insa Sané puisque ce ne doit pas être un exercice des plus simples. Il est d’ailleurs auteur et slameur français, si jamais vous êtes curieux.

C’est brut et haché. Il y a tout de même certains vers particulièrement percutants. C’est un pari fou d’écrire en vers un roman qui se déroule en soixante secondes, et pourtant ! Ce qui est chouette c’est qu’il y a une certaine tension qui ne baisse pas, et on défile les pages à vitesse grand V.

Même avec tout cela, je n’ai pas été touchée comme je le pensais. J’avoue que j’ai été surprise par l’intrigue en elle-même, ce n’était pas du tout ce à quoi je m’attendais. La fin est très ouverte, j’ai du la lire plusieurs fois et échanger avec d’autres personnes pour bien comprendre.

Ce roman reste un ovni dans le genre, qu’il faut découvrir par soi-même. Il aborde des thématiques difficiles avec un franc parlé déconcertant. On aborde le deuil, la mort, les liens fraternels, les guerres de gangs…

En bref, je ne pourrais pas mieux dire que de vous laisser découvrir ce livre par vous-même. Je suis un peu mitigé mais d’une manière très subjective. Il faut lui laisser sa chance.

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