Riverkeep : une ambiance sombre et magique !

C’est à bord de leur bäta que Wull et son père quittent la batellerie pour effectuer leur ronde habituelle. En tant que garde-fleuve, ils partent repêcher les éventuels cadavres charriés par les courants du Danèk ou prisonniers de la glace. Ce jour là, le père de Wull est entraîné dans l’eau par une créature mystérieuse. L’attaque a été très rapide et le jeune garçon n’a rien pu faire. Wull n’imaginait pas revoir son père un jour. Et pourtant…

Wull retrouve son père mais il n’est plus le même. Désemparé, le jeune garçon tente de comprendre son état et à la fois assurer son rôle de futur garde-fleuve. Mais Wull est perdu et il n’est pas à la hauteur de la tâche. On découvre alors un garçon de presque seize ans impuissant face à la situation. Un garçon qui n’a jamais quitté la batellerie. Un garçon qui ne connaît pas grand chose du monde qui l’entoure. Un garçon pour qui le fleuve est tout. Un garçon qui veut sauver son père, même si il faut combattre une terrible créature pour y parvenir. L’aventure peut alors commencer…

Il m’aura fallu une centaine de pages pour réellement accrocher à cet univers sombre et glacé. Une fois le cap des cent pages passé, je n’ai plus réussi à décrocher de ma lecture. Ce cap est marqué par l’arrivée de nouveaux personnages et c’est ce qui m’a définitivement convaincu. La lecture est plus dynamique, plus drôle aussi et le long voyage de Wull moins dramatique.

Wull fait la rencontre de personnages très originaux et leur compagnie est bienvenue. Mention spéciale pour Tillinghast qui est pour moi le véritable héros de l’histoire et qui a un don tout particulier pour alléger l’atmosphère. Et je ne vous parle pas de sa nature, qui en fait un personnage extrêmement intéressant. Mix et Remédie, ses deux autres compagnons de route, ne sont aussi développés mais peut-être que d’autres histoires indépendantes sont prévues. Il y a matière alors je l’espère de tout coeur.

L’auteur nous présente un univers très riche et c’est grâce au point de vue omniscient que nous en découvrons tous les aspects. Des scènes courtes mettent en scène des personnages variés qui croiseront la route de Wull tôt ou tard. En attendant, ils nous permettent de comprendre dans quel monde nous avons mis les pieds. Outre son décor maritime glacial, ce monde est peuplé de créatures terribles (balgair, bohdan, faelkon, ursa, mormorach…) qui nous confortent dans l’idée que ces lieux ne sont pas très accueillants mais ô combien fascinants…

Verdict : J’ai adoré l’ambiance de cette lecture qui se veut sombre et magique. Plus qu’un roman d’aventures, Riverkeep se lit comme un conte. Il est question d’amour père-fils, d’amitié, de courage, de sacrifices. Wull nous emmène explorer son monde et nous faisons des rencontres étranges, uniques, et je me suis laissé émerveillé. Si les cent premières pages vous laissent confus, s’il vous plaît, accrochez-vous. La suite en vaut tellement la peine.

Article publié sur le blog : https://revesurpapier.blog4ever.com/riverkeep-de-martin-stewart-1

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