3 fois l’été – Elizabeth Barféty

Chaque été je suis ravie de recevoir les romans feel-good des éditions Milan, promesse d’un bon moment de lecture détente. Celui-ci m’intriguait tout particulièrement avec son concept original, et pour cause : après un début normal, le roman se découpe en trois parties, permettant au lecteur de choisir la fin qu’il préfère !

Désireuse de ne pas rester chez elle à s’ennuyer tout l’été, Maëlle trouve un petit boulot au ciné de son quartier. En parallèle, elle commence à créer des petites vidéos dans sa chambre, rencontrant un certain succès, notamment grâce au coup de pub d’une star du réseau. Dans le même temps, Maëlle aperçoit l’un de ses nouveaux voisins, et commence à discuter avec lui. Bientôt, la jeune fille se retrouve avec un choix cornélien sur les bras : trois garçons différents lui proposent une sortie, le même samedi soir. Comment faire un choix, quand on voudrait accepter les 3 ? Comment choisir, quand chaque possibilité la fera renoncer aux deux autres ? C’est LÀ que vous, cher lecteur, vous intervenez ! 😁

Car oui, au moment où Maëlle doit faire son choix, le roman se découpe donc en trois parties, nous permettant de suivre la fin de son été selon le garçon qu’elle décide de voir. Ainsi, peu importe le choix que vous auriez fait, vous pouvez découvrir son histoire. Pour ma part, même si je crois qu’aucune ne m’a pleinement satisfaite, j’ai tout de même ma préférence #teampancartes.

J’ai bien aimé le concept, original, et surtout les choix finaux de l’autrice, surprenants, très différents, pas toujours tous beaux tous roses (même si du coup j’ai l’impression qu’elle-même avait une certaine préférence 🤔, j’aurais peut-être aimé que cela soit plus subtile), mais qui transmettent tous quelque chose d’important. J’ai aimé l’idée que dans le moche, du beau peut jaillir. Que finalement, Maëlle n’a besoin de personne et possède sa propre voix, sa force, et qu’une infinité de possibles s’ouvrent à elle. C’est d’ailleurs une jeune fille attachante, qui prête souvent à (sou)rire.

Mon seul mini-bémol, c’est que finalement chaque partie étant assez courte (le roman fait la taille d’un livre « normal »), j’ai trouvé que certains passages manquaient de développement – on parle quand même de sujets importants (les réseaux et leurs dérives, une famille post-divorce avec tout ce que ça peut impliquer, harcèlement, mensonges, célébrité, etc) -, et les personnages d’épaisseur, d’originalité. Entre le succès fulgurant d’un groupe d’ado, d’une chaîne en ligne ou l’intérêt d’une star des réseaux pour une fille « lambda », le tout n’était pas toujours crédible et rappelait toutes les séries ou films américains qu’on peut voir.

Malgré ces bémols, « 3 fois l’été » est un roman léger, sans prise de tête, peut-être pas inoubliable mais au concept original et qui se lit vite, idéal pour un après-midi détente.

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